mardi 12 avril 2016

3 ans plus tard...

Bonjour toi qui vient de tomber sur mon blog - par hasard, parce que tu es curieux, parce que tu aimes la Corée, parce que tu as du temps à perdre... 

J'ai fini mon aventure à Séoul il y a presque 3 ans maintenant. Depuis, j'ai vécu plein d'autres aventures et je les raconte sur mon autre blog. Il s'appelle Wanderlust and Co et il se trouve LA :


J'ai écrit quelques articles sur la Corée, bien sûr, mais aussi sur ma vie londonienne, mes voyages, les films et séries que j'aime, mes petites escapades...

On se dit à bientôt ?


vendredi 10 mai 2013

Pretty, pretty please don't you ever ever feel like your less than fuckin' perfect ?

Aujourd'hui, cours particulier. Je vais vous parler de cette tranche de la population (infime) que l'on appelle "ulzzang".  

Mais qu'est qu'un(e) ulzzang, Cindy ??!!

Les Ulzzang pour les Nuls : Ce sont des jeunes comme vous et moi (peut-être vous plus que moi d'ailleurs, parce que je suis vieille) si ce n'est qu'ils sont particulièrement beaux. D'ailleurs "ulzzang" (à prononcer "oljjang", merci) veut dire "meilleur visage", ceci expliquerait cela. Et pour faire profiter le monde de leur supériorité physique, ils prennent des centaines de clichés et de selca (self camera = photo prise par soi-même) pour les partager sur internet.

Néanmoins, on remarque plusieurs types d'ulzzang.

Il y a d'abord celles et ceux qui sont avant tout là pour montrer que ce sont des mannequins en herbe. Tout est très étudié, de la pose aux vêtements en passant par le lieu du shooting. Oui parce que là, on n'est pas dans l'amateurisme et la selca à 2 balles. D'ailleurs, on se croirait parfois entrain de regarder un catalogue des 3 Suisses. Sauf que ce sont des coréens et que les vêtements sont nettement plus portables. D'ailleurs, on les retrouve très facilement dans n'importe quelle petite boutique et ça ne donne qu'une envie, les dévaliser pour faire pareil. J'ai une petite faiblesse pour eux, moi qui surkiffe la mode, ça me donne toujours des idées pour savoir comment me fringuer le lendemain.



Après, vous avez les ulzzang qui misent tout sur leur seul visage. Là, on s'en fout des vêtements et encore plus des paysages. Tout ce qu'on voit, c'est eux en gros plan et parfois avec une qualité douteuse, vive la selca téléphonique. Le but, c'est de montrer qu'on est vraiment beau. Et pour se faire, les jeunes coréens (souvent collégiens et lycéens) usent et abusent de l'aegyo, cette façon de poser de façon mignonne. S'en suit donc des clichés avec le V des deux doigts, les joues gonflées, les clignements d'yeux, l'index sur la joue... sans oublier les ajouts de dessins comme les oreilles et les moustaches de chat, les colorations de joues, les coeurs et les étoiles... Je dois avouer que j'aime bien certains de ces petits choux parce qu'un peu de douceur et de mièvrerie dans ce monde de brute ne fait de mal à personne.



Il y a aussi les couples ulzzang. Eux, ils sont un peu inclassables parce qu'ils peuvent aussi bien faire de jolies photos à la Doisneau, des pubs de catalogue ou des selcas pourraves. Ils se ressemblent très souvent, font le même genre de poses et parfois portent les mêmes vêtements, les fameux couple outfits. Pas grand chose à dire sinon que si vous voulez un(e) cop(a)in(e) ulzzang, vous avez intérêt à vous accrocher. Les ulzzang sortent souvent entre eux. Ils vont pas ruiner leur image avec quelqu'un de moins beau, vous comprenez !



Il reste encore les ulzzang célèbres. Oui parce qu'ici être beau et le montrer vous apporte la célébrité sur internet mais aussi à la télé. Après avoir posté vos photos sur le net et avoir gagné des centaines, voire des milliers de fans, vous avez le droit de participer à l'émission "Ulzzang Shidae". Là, vous vous retrouverez avec d'autres ulzzang et vous pourrez évaluer votre beauté entre vous. Sans compter quelques jeux bon enfant et des missions photos, histoire de rendre l'émission un poil plus passionnante. Pour ma part, ça ne m'intéresse pas vraiment de voir des adolescents se complaire dans leur narcissisme sans en avoir honte. Regarder leurs photos, d'accord. Les entendre dire que ce sont les plus beaux du monde, non.



Tout cela vous a donné envie de faire partie de leur monde ? Vous voulez vous aussi devenir un(e) ulzzang ? Voici quelques conseils...

Tout d'abord, les circle lenses seront vos meilleurs amies. Ces lentilles qui vous agrandissent le regard sont in-dis-pen-sables. Avoir des grands yeux est la clé de voûte d'un visage de poupée.

Usez et abusez de la BB cream. Un visage mignon est blanc. Très blanc. 

Le maquillage est aussi très important. Le but est d'avoir des yeux qui vous bouffent le visage et des lèvres acidulées à croquer. 

Pratiquez les poses mignonnes devant votre miroir. Un sourire banal pourrait vous discréditer. On ne veut pas voir une banale photo de vacances, on veut du CUTE !

Et si malgré tous vos efforts et tentatives désespérées vous n'arrivez toujours pas à percer, il vous restera toujours la chirurgie esthétique. La Corée est connue pour son nombre de visages refaits, c'est pas vraiment un tabou et c'est pas si cher. Vous pouvez même vous le faire offrir pour votre anniversaire, c'est courant. 

L'univers des ulzzang, c'est comme Dallas. Impitoyable. 

Why you hating ? Oh why you hating ? (Kpop MV #1)

Parce que je suis une fifolle et que j'ai décidé de vous abreuver jusqu'à plus soif de mes aventures au pays du Kimchi en folie, fêtons la naissance d'une toute nouvelle rubrique que nous appellerons bêtement Kpop MV. 

La Minute "La Kpop pour les Nuls". Kpop = Korean pop. MV = Music Video (un clip quoi).

Un nouveau clip, une nouvelle chanson, je l'écoute en boucle et hop, je m'en vais vous donner les 10 points essentiels de pourquoi vous devez aussi aimer. Si vous ne connaissez pas, je vous le fais découvrir et si vous connaissez déjà, ben... vous appréciez.

T-Ara N4 - "Jeon Won Diary"


1- Qu'on aime ou qu'on déteste les T-Ara, on ne peut pas leur reprocher de s'essayer à tous les styles. Le hip-hop électro avec de la trompette en fond, moi, je suis fan.

2- Les paroles aussi d'ailleurs. Ne plus réfléchir à rien, profiter au maximum de la vie, je dis OUI.

3- Addictif le "Ting ga-ring ga-ring ga ting !"

4- Sans parler de la danse qui me donne envie de faire pareil si je savais coordonner mon torse, mes bras et mes jambes en rythme.

5- Citadines fêtardes + vie à la campagne = combo gagnant.

6- Je me suis un peu retrouvé dans ces 4 boulets qui enchaînent les conneries dans un environnement qui n'est pas le leur. 

7- Y'a des chances pour que je tombe amoureuse de Double Kick, le rappeur~ 

8- La campagne coréenne... Ca change des clubs séouliens, hein ? Les vieux aussi savent faire la fête !

9 - Le "Why you hating ? Oh why you hating ?" me fait shuffler sévèrement (quand je suis seule chez moi).

10- PARTY PEOPLE ! 

BREF : c'est l'heure de faire la fête et de remuer ses seins en cadence.


mardi 7 mai 2013

Happy World Land, Happy World Laaand~

A croire que le vendredi c'est journée sortie avec ma classe. Après Namiseom, mes petits camarades et moi-même sommes allés renforcer nos liens à Everland.

Imaginez un grand espace au milieu des montagnes, remplis de décors fabuleux mélange des USA des années 50, de village bavarois, de château de princesse et de fleurs multicolores et odorantes... Vous voilà à Everland. Oh, j'ai oublié le plus important. C'est un parc d'attraction.

Et ces attractions-là, mes amis, c'est pas du pipi de chat.

Nous avons commencé par un classique, le Bâteau Pirate, histoire de nous mettre en jambe. S'en est suivi la petite Chenille parce que nous avions 3-4 flipettes dans le groupe...

Ce n'est qu'après le repas que les vrais aventures ont commencés. Bon, la première des aventures, c'était d'attendre plus d'une heure avant de monter dans chacune des attractions. L'attente, c'est long. Alors comme les grands enfants que nous sommes, nous nous sommes appris des gros mots dans nos langues respectives. Très instructif. On a aussi joué au téléphone arabe et on s'est tapé de bonnes barres. 

Les "Bûches"... J'aurais peut-être pas dû. Ma frange m'en a voulu pour le reste de l'après-midi. C'est toujours sympa de faire des mini-montagnes russes dans l'eau. Mais l'eau, ça mouille. Et là, y'en avait quand même beaucoup. 

Mais passons aux choses sérieuses. Quoi de mieux pour sécher qu'un tour de Grand 8 ? Le Rolling X-Train et ses 2 boucles à 360° m'ont retournée le cerveau et collé les lèvres aux dents. Surtout que moi, je suis un peu une fifolle, j'aime bien être devant, histoire de voir venir le danger. Chouette chouette.

Heureusement dans notre groupe, il y a quelques têtes brûlées qui n'ont presque peur de rien et qui veulent se tenter l'intentable. Le T-Express, on le voit de tout le parc. Ce sont des montagnes russes en bois qui vont à plus de 100km/h. Autant dire que l'excitation était là. Et la boule au ventre aussi quand on a vu la première descente se profiler. Un angle à 77°, autant dire une plongée dans le vide. Je crois que j'ai jamais autant hurlé de ma vie. Quand ce n'était pas une chute libre, c'était des virages à droite et à gauche, des montées et des descentes sans jamais un moment de répit. Je suis sortie les yeux plein de larmes. J'ai eu peur, j'avais trop d'air et j'avais envie de recommencer.  Bref, j'ai adoré. HyperMégaGigaTop chouette.

Le coeur encore battant, nous sommes partis pour des bouées qui nous ont encore un peu trop mouillé. Mais ça, c'était pour nous reposer avant de nous refaire peur un petit peu.

Direction le Let's Twist. Avec de la musique so 50's, on a encore attendu 1h avant d'embarquer sur des sièges qui montent, montent et se mettent à twister dans tous les sens. C'est très haut, ça tourne, on a la tête à l'envers et les pieds qui suivent. Teen Top Chouette.

Et pour finir, parce qu'il faisait froid, qu'on avait plus de jambes et qu'il était pas loin de 20h, on a fait le Double Rock Spin. Une version encore plus tournante et gerbante du Let's Twist. Ca tourne tellement et tellement haut qu'on a l'impression qu'on va y passer. Ou vomir. Chouette bis.

Ca, c'était de la journée comme je les aime. La prochaine fois, on y passe 24h et je n'amène avec moi que des fifous qui veulent se faire peur. Le défi sera de ne pas faire de crise cardiaque. 



Whyyy sooo se.ri.ouuus. ?

Vendredi dernier, c'était jour de fête. Pas de cours mais à la place une journée culture avec la classe.

Ah les voyages scolaires... Je me suis sentie jeune à nouveau. Le bus, les chansons, les photos... et les gens malades. Tout le monde le sait, tout bon voyage ne peut pas se réaliser sans un boulet de service qui à le mal des transports avant même de mettre un pied dans le bus. Loin de cette fille jaune et de son sac en plastique au contenu fétide, nous nous assîmes pour ce qui allait être un long, très long voyage. En fait 2h. C'est pas la mort mais ça faisait une éternité que je ne m'étais pas assise dans un bus aussi longtemps. Et puis moi, je suis comme les gosses, je suis toujours excitée d'aller voir quelque chose de nouveau et je sauterais presque d'impatience sur mon siège.

Surtout qu'on devait aller sur une ILE. Et donc prendre le BATEAU. J'imaginais déjà la nature sauvage, le calme, l'horizon bleu, le bateau tanguant sur la houle, Robinson et Vendredi... L'aventure quoi. Mais quand on est arrivé, j'ai cherché la mer. En fait, la traversée, elle durait 3mn sur un chalutier pour parcourir 600m environ. On aurait pu y aller à la nage.

Nous sommes arrivées à bon port à Namiseom (à moins de croiser Nessie, je vois pas comment ça aurait été possible autrement). Alors, un peu d'histoire. Namiseom, c'est une toute petite île de 4km de diamètre mais surtout, c'est un PAYS IMAGINAIRE. Oui, oui, il faut acheter un visa pour y entrer. C'est un faux mais on s'en fout. Dès qu'on arrive, c'est clair qu'on se dit qu'on a posé les pieds dans un drôle d'endroit. A la limite à côté, le Pays des Merveilles d'Alice, il est soft...

Accompagné de mes fidèles camarades de classe ainsi que de ma prof-qui-a-environ-35-ans-mais-qui-en-fait-10-de-moins (je la déteste), nous commençâmes notre exploration. Vous pouvez cessez de suite d'imaginer l'aventure avec le coupe-coupe et le sac à dos d'Indiana, en fait, c'était bourré de monde et y'avait de vrais chemins partout. La déception.

Donc en fait cette île, on dirait un peu le repère d'artistes fous. Des ballons dans les arbres, une sculpture de vache qui semble tomber dans un étang, un vieux wc avec des plantes dedans, un mini-arbre avec des bulles en verre, un mini-arbre avec des tomates en plastique, un arbre géant fait de bouteille de soju vides...

Bref, vous l'aurez compris, c'est le règne du n'importe quoi. Et des arbres. Y'en a des vrais aussi. Et même qu'ils sont tellement hauts qu'ils touchent le ciel. C'est pas moi qui le dit, c'est la brochure. Namiseom est aussi connue comme le lieu de tournage d'un drama trèèès célèbre (et vieux et triste aussi). Donc on y retrouve plein de gros clins d'oeil et d'endroits où poser pour prendre des photos.

Et les photos, ce n'est pas un cliché (HA.HA.) mais les asiatiques en raffolent. En environ 4h de visite, j'ai du poser avec mon groupe pas moins d'une cinquantaine de fois, dans des endroits incongrus avec des poses improbables. Oui, j'ai sauté en l'air, j'ai fais le V avec mes doigts, j'ai fais semblant de regarder ailleurs, j'ai marché sur d'anciens rails, j'ai fais un coeur avec mes bras.... bref, j'ai posé à la coréenne et croyez-moi, j'ai eu mon quota pour la saison. Sans compter les photos prises sur le vif, j'ai un dossier épais comme ça et non, vous ne les verrez pas. J'ai honte.

Journée sympathique mais épuisante. On reviendra. Mais sans mes potes japonais et chinois.




samedi 20 avril 2013

Heard you a freak, put my name on it

Tout commença quand, un beau matin, je me levais avec l'idée saugrenue et complètement irresponsable de couper ma chevelure défoncée magnifique. Cela faisait plus de 2 ans que je m'étais fâchée avec Coiffure du Monde et jusqu'à ce moment-là, il était hors de question d'y poser un pied.

Surtout que je suis en Corée, que je ne sais pas comment sont les coiffeurs, qu'ils ne parleront sûrement pas anglais et moi encore moins coréen. D'ailleurs, vous m'auriez dit que j'irai y faire un tour, je vous aurais ri au nez : "HA HA. Non, jamais, non. Non, non... JAMAIS TU M'ENTENDS ?! JAMAIS !!"

Mais ça, c'était avant.

Alors que nous nous promenions gaiement avec Mathilde à Hongdae, nous passâmes devant un coiffeur. Nous nous arrêtâmes regarder les différentes coiffures et les prix. "Hé, y'a -20% pour les étrangers, on y va ?", qu'elle me dit. Et nous voilà déjà dans l’ascenseur entrain de nous demander comment, pourquoi, bordel qu'est-ce qu'on fout là.

Expliquant sommairement à la réceptionniste unilingue que nous voulions nous faire couper les cheveux, elle nous installa à un bar et nous offrit du thé. Mais primo, j'avais pas soif, deuxio, c'était du thé au maïs et tertio, j'avais un peu peur quand même. 

J'ai jamais aimé les mecs coiffeurs. J'ai eu une expérience traumatisante à 13 ans quand je me suis retrouvé avec 5cm sur le caillou alors que j'avais demandé un carré dégradé et je ne m'en suis jamais totalement remise. C'est pour ça que quand j'ai vu arriver un séduisant jeune coiffeur, je me suis dit, c'est bon, maman, adieu. Mais en lui expliquant tant bien que mal ce que je voulais, il a eu l'air de saisir et m'a montré un modèle que je trouvais très bien. 

Mais avant de passer entre ses mains expertes, il a fallu shampouiner. C'est donc une dame qui m'a littéralement décollé le cuir chevelu. Ah le shampoing-massage où t'as l'impression que tu vas t'endormir, il est loin... Ici, c'est plutôt je-frotte-fort-avec-les-pouces-pour-revigorer-tes-racines. Et en plus, l'eau était trop froide.

Et le grand moment est arrivé. La coupe. Mais avant ça, le séduisant coiffeur m'a fait enfiler une blouse très serrée au cou, bref, je ressemblais déjà plus à rien. Pendant qu'il attaquait ma chevelure et que je voyais tomber mes boucles flamboyantes, il me parla de tout et de rien dans un anglais approximatif puis en coréen parce qu'il a du croire que j'avais un doctorat depuis 7 mois que je suis ici, comprenez... Mais le pire je crois, c'est quand il m'a séché les cheveux en les secouant comme tout bon coiffeur qui se respecte et que ma crinière à la Muffasa est apparue. J'avais plus qu'à rugir et on se faisait un remake du Roi Lion. La lose. Surtout que si vous l'aviez pas encore compris, il était pas moche du tout le Frank Provost là.

Mais quand j'ai vu la petite affichette des prix juste en face de moi, toutes pensées séductrices ont disparues. LAD (le surnom de mon coiffeur), il était coiffeur-designer et les prix... en conséquence. Je ne comprenais pas tout mais de voir 200 euros m'a fait transpirer des mains que je tordais dans tous les sens sous ma cape étrangleuse. Je pensais même plus à mes cheveux, c'est dire le stress... Mais au final, la coupe n'a coûté que 14 euros. Respire, respire...

BREF. Ma coupe n'est pas exactement ce que j'avais prévu mais tant pis, ça fait du bien de changer de tête. Et puis LAD m'a demandé de faire une photo avec lui. Et il m'a donné sa carte. Alors les cheveux trop courts, c'est secondaire, hein.


samedi 2 mars 2013

It’s the only species that loves one female during his entire life

Aujourd'hui, article spécial, article culturel, article coup de coeur, bref, article j'ai-vu-un-film-coréen-trop-bien-faut-absolument-que-je-vous-en-parle.

4 BONNES RAISONS DE REGARDER "A WEREWOLF BOY"

1) Parce qu'il est O.R.I.G.I.N.A.L.

Tout commence quand Eun-Joo apprend qu'on lui a légué la maison où elle a passé une petite partie de son adolescence. Elle se remémore alors ce qu'il s'y est passé 47 ans auparavant. C'était en 1965 et elle, sa petite soeur et sa mère emménageaient dans cette grande maison perdue dans la campagne coréenne. Peu après leur installation, elles découvrent que vit dans leur grange un jeune homme sale, en haillon et qui se comporte comme une bête. Ayant bon coeur et pensant qu'il fait partie de ces millions d'orphelins de la guerre de Corée, la mère décide de le garder avec elles pour quelques temps. D'abord très méfiante et dégoûtée, Eun-Joo finit par s'attacher à ce garçon étrange et essaie de lui inculquer quelques rudiments de la vie. Mais même dans la pampa, la vie n'est pas paisible et au fur et à mesure, la jeune fille découvre qu'il n'est pas vraiment ce qu'ils croient tous.

Entre fantastique et réel, amour, amitié et peine, difficile à classer. Mais je n'en dirai pas davantage, n'insistez pas.

2) Parce que ressentir 10 000 sentiments en même temps, c'est bien :

Avec ce film, on se sent un peu bipolaire sur les bords. On va facilement du rire aux larmes, de l'agacement à la pitié, de la rage à la tendresse... De la coupe afro de Song Joong Ki (l'adolescent) qui m'a faite exploser de rire, au méchant Ji-Tae qui m'a fait bouillir le sang, en passant par cette histoire de bonhomme de neige et de solitude qui m'ont fait mourir un peu de l'intérieur, chaque scène a fait naître en moi un émoi (Baudelaire, sors de ce cooorps !). En bref, j'étais jamais impassible devant mon écran. Mathilde en a pâti, je crois que je n'ai jamais autant soupiré et marmonné devant un film.

3) Parce que les acteurs sont excellents :

Je crois qu'à force de regarder Hollywood Girls et toutes ces conneries, j'avais presque oublié qu'il existe de vrais bons acteurs. Des acteurs qui font passer toutes les émotions dans le regard et sans parler, des acteurs qui peuvent tout faire (chanter, jouer de la guitare...), des acteurs qui n'ont pas peur de se salir et se faire passer pour de gros crados, des acteurs qui te donnent envie de rentrer dans ton écran pour venir les cajoler, des acteurs qui te font tellement rentrer dans le film que tu as du mal à te convaincre que tout ça ce n'est que de la fiction. Alors moi je tire mon chapeau, que je n'ai pas.

4) Parce que Song Joong Ki :

Je vous en ai déjà parlé dans l'article précédent, l'ambassadeur de Lotteria, vous savez... Ben à la base il n'est pas pro-hamburger, ce monsieur, il est acteur. Il s'est vraiment fait découvrir récemment grâce au drama Nice Guy (que je n'ai pas pu finir parce que sa partenaire me gonflait trop) mais on s'en fout, je ne suis pas là pour faire sa bio. Joong Ki c'est avant tout un très bon acteur qui sait tout jouer (TOUT) et que je ne regarderai plus jamais de la même façon quand il mangera (faut voir pour comprendre). Et, chose qui n'enlève rien, il est incroyablement beau. Enfin, pour moi (et quelques millions d'autres conasses filles). Bah oui parce qu'on va pas se mentir, c'est quand même plus chouette de joindre l'utile à l'agréable. Il a de grands yeux très expressifs, des joues que tu as envie de pincer, une bouille à croquer. Je l'aimais déjà beaucoup avant de voir ce film mais là, il m'a prouvé à quel point il était fantastique. D'ailleurs, je crois que je vais l'épouser et en faire le père de mes enfants. Ouais, c'est une bonne idée ça...

Et parce que je suis bien brave, voici le lien avec sous-titres en français : WEREWOLF BOY, bonhomme de neige, guitare et crise de larmes, c'est ici.


Il réfléchit à ma proposition....

mercredi 27 février 2013

We all live in a yellow submarine, yellow submarine, yellow....

Ami(e)s du soir, bonsoir - et oui, je sais que pour vous c'est le début de la journée mais je m'en fous, je dis ce que je veux et puis en plus c'est mon blog auquel j'ai pas touché depuis 1 mois alors pouet-pouet. 

Cette intro fascinante pour dire que ça y est, on a déménagé. Bon, ça fait 2 semaines mais ne recommencez pas à m'embêter. On n'a pas bougé de Séoul, on s'y est d'ailleurs un peu plus enfoncé si vous me passez l'expression. Nous avons donc quitté notre chambre double universitaire, ses 2 lits simples face à face, sa salle de bain sans douche et sa cuisine super équipée (micro-onde, bouilloire). Je critique, je critique mais c'était pas si mal, on a réussi à y survivre 6 mois quand même. 

La première fois qu'on a visité le nouvel appartement, on l'a trouvé parfait. Grand, beau, moderne, clair, à mon image quoi. Et quelques jours plus tard, il était tout pour nous. Oui, tout pour nous... à nettoyer. Parce que j'ai appris une nouvelle chose, figurez-vous. Ici, c'est la norme de faire tes cartons et te barrer sans rien nettoyer. Mais oui, vas-y, laisse tes déchets, y'a les nouveaux locataires qui vont kiffer récurer. Et pour récurer, on a récuré sa mère. J'ai failli y laisser mes tripes et ma bile mais ça va, après 3h d'effort, on aurait presque pu y manger par terre. Presque.

Avant de nous installer, il a fallu acheter quelques petits trucs indispensables. Le plus gros étant fourni (heureusement parce qu'IKEA il est à pimpos et je m'imagine même pas monter moi-même un lit Svelvik de toute façon), il ne nous restait que les ustensiles de cuisine et tout ce qui va sur un lit. Et là, c'est pas le drame mais presque parce que bon, un drap housse à 30 euros avec des fleurs moches, ça fait chier quand même. 

Après nous être décarcassé et ruiné, nous avons enfin pu emménager. Seules, comme des grandes, avec 4 aller-retours et les valises prêtes à péter, dans le métro ou à pieds, bwef, on a fait les gueuses mais on en a vu le bout. 

Y'a plein de trucs bien dans cet appart. Déjà, il est idéalement situé, dans le quartier de Sinchon, celui des djeun's, à 1mn à pieds du métro et 25mn de la fac. Ensuite, on a un Lotteria au rez-de-chaussée (le Mc Do local sauf que l'ambassadeur est loin de ressembler à Ronald), un Dunkin Donut's juste à côté, une clinique dentaire et une agence de voyages au 2ème étage et puis une église au sous-sol (une vraie hein, pas une secte). Pour l'instant je vais surtout y jeter mes poubelles mais bon, ça a le mérite d'être là au cas où pour un dimanche matin, si jamais on s'ennuie. 

Ensuite, il est très clair, y'a des baies vitrées tout le long qui donne sur le quartier, les routes, les buildings tout ça. On a même un écran géant en face, si un jour la télé est cassée, on pourra toujours regarder des pubs muettes sur le bâtiment. Pour le coup, même la nuit il fait clair. Les lumières traversent les rideaux mais c'est pas grave, j'ai un masque pour les yeux, comme les vieilles.

Et puis on a aussi une cuisine. Avec des plaques. Je ne sais pas si vous réalisez le luxe. On peut de nouveau manger des pâtes. Des PATES (ouais avec le micro-onde et la bouilloire, on n'a jamais voulu tenter bizarrement). Et des CREPES. On peut aussi faire cuire de la VIANDE et des POMMES DE TERRE. On peut laisser MIJOTER et FREMIR (c'est surtout nous qui frémissons). Bwef, on peut re-manger pour de vrai et ça les amis, j'avais cru ne jamais le revivre.

Mais le summum du luxe, c'est la salle-de-bain. Parce que dedans il y a , tenez-vous bien, asseyez-vous, une vraie D.O.U.C.H.E. avec un R.I.D.E.A.U., le P.O.M.M.E.A.U. en hauteur et pas de glace en face pour te voir à poil. Vous aussi vous avez fait HIIIII hystériquement ? Une douche comme chez nous quoi, le pied...

Ouais, enfin, y'a quelques bémols, on vit pas dans le monde des Bisounours, allô quoi. Je sais pas ce qu'on avait fumé quand on l'a visité la première fois mais on n'arrêtait pas de répéter "Ouah dis donc qu'est-ce que c'est calme hein ohlala y'a pas un bruit alors qu'on a la route juste en dessous c'est fou le double vitrage est trop gégé". Ou alors on avait des bouchons de cérumen, je sais pas, parce que là les bruits de la rue, je les entends. Et très bien. Les gens bourrés aussi, tellement que j'ai l'impression qu'ils tiennent un concile au pied de mon lit des fois. Mais bon, c'est comme tout, on s'y fait, c'est les joies de la ville après tout !

Par contre, je ne suis pas sûre de m'adapter à la douche. Oui, la même que je vous décrivais comme un endroit paradisiaque là... J'aime bien l'eau chaude hein, mais là c'est plus chaud, c'est carrément pour te donner un avant-goût de l'Enfer. Pas moyen de régler la température et si tu veux de l'eau froide, t'as pas de pression. C'est à toi de choisir mon vieux, un filet d'eau ou la vague bouillonnante. 

Mais c'est pas grave, vous savez quoi, je l'aime bien quand même cet appart.


Mc Donald a Ronald, Lotteria a Song Joong Ki. J'ai vérifié cependant, il ne travaille pas dans le resto au-dessous de chez moi. Oui, c'est décevant.

vendredi 1 février 2013

Ich heiße Superphantastisch !


Y’a des jours comme ça où t’as l’impression d’être Alice au Pays des Merveilles. T’es pas tombé dans un trou après avoir couru après un lapin blanc (le jour où ça m'arrive, internez-moi) mais tu te retrouves juste devant des choses qui te dépassent. Perso, ça m'arrive pas mal.

Tiens, la dernière fois, nous partions faire les courses en métro quand je vois sur un banc une masse informe et colorée qui pique les yeux. Quand ça s’est levé, je me suis rendu compte que c’était un snowboarder avec sa planche et ses boots sur le dos, en combi imitation camouflage jaune et rose fluo. Dans le métro. A Séoul. Tout va bien.

Nous rentrons ensuite dans le métro où nous nous asseyons en face d’un Pépito au carré ondulé et gras dont la couleur laisse à désirer. A côté de nous, un jeune homme à l’apparence tout à fait tranquille et banale. Jusqu’à ce qu’il se mette à bailler en penchant la tête en arrière avec un bruit que nous pourrions qualifier de paranormal. On aurait dit qu’il était possédé. Ca faisait « gniiiaaaah » à rallonge mais bon, je suis nulle pour les onomatopées alors regardez L’Exorcisme, ça vous fera la même sensation qu’à nous.

Ce même jour, nous sommes tombées sur une fille, toujours dans le métro, entrain de se prendre en photo. Jusqu’ici, rien d’anormal, certaines se kiffent tellement qu’elles se prennent en photo n’importe où. Sauf qu’elle, elle s’est littéralement mitraillée pendant une bonne dizaine de minutes, avec toutes les moues possibles et imaginables. Avec le fond en brique jaune, trop la classe.

Ce même jour, encore dans le métro, une mamie nous a invitées à nous asseoir avec elle, sur les sièges pour vieux. Crois-moi, quand tu vois les pancartes à côté de toi qui disent « réservé aux personnes âgées, femmes enceintes et handicapés », tu prends un sacré coup dans la gueule.

Une autre fois, nous étions au Mc Do où un groupe de 4 jeunes garçons se sont assis à côté de nous. Après m’avoir giclé du ketchup dessus et avoir renversé du Coca, ils se sont décidés à nous parler. Pour nous demander de faire un classement de qui était le plus beau et qui était le plus moche. Et le pire, c’est que c’est pas la première fois que ça arrive.

Sans compter les fois où une petite vieille m’a donné un coup de pied alors que j’avais rien demandé, qu’une fille s’est jeté sur un mannequin dans un magasin pour lui arracher les chaussettes et finalement le faire tomber sur la vendeuse, qu’on nous a offert un échantillon de crème mais en fait dans le carton c’était des cotons,…

Bref. Y'a des jours où je me dis que ça va, je suis équilibrée.


mardi 8 janvier 2013

You may think it's too crazy


Je sais que j’aurais du écrire cet article depuis au moins une semaine mais figurez-vous que j’étais occupée à cracher mes poumons comme une tuberculeuse. Maintenant que j’ai repris mon souffle, je m’en vais vous raconter les aventures du sauna.

Tout a commencé le 1er janvier, pour bien démarrer l’année. Pour récupérer de la folle nuit de la veille, Bérénice, Mathilde et moi-même décidons de nous rendre dans un sauna. Je vous épargnerai les détails, avec une adresse pourrie comme ça, on risquait pas de le trouver. Une bonne idée me vint à l’esprit : «J’ai vu un petit sauna à côté de l’auberge de Bérénice, au pire on va là ». Toute fière, je retrouve l’endroit et nous suivons un groupe de jeunes hommes qui, comme par hasard, va lui aussi au sauna. Je descends, vois le groupe entrain de s’enlever les chaussures et un vieux me crier : « OH !! ». Moi « Quoi OH ?! », genre il a un problème papy, il veut qu’on s’explique ?! Et un mec de me dire que c’est qu’un sauna pour hommes. Ah oui, d’où le OH courroucé…

Quelques jours plus tard, on retente l’expérience, on trouve du premier coup, c’est un sauna mixte, c’est parti pour l’aventuure ! 1ère étape, récupérer les « costumes » composés de bermudas et de t-shirts informes couleur gris délavé. Ensuite, mettre ses chaussures dans un casier et direction les ascenseurs pour femmes seulement. On arrive à notre étage, on sort et là, c’est le drame. Des femmes à poil partout. On n’est même pas aux douches mais elles se trimbalent toutes nues comme des vers, avec une mini serviette autour du cou, comme si ça servait à quelque chose. Je me suis cru un moment chez les hippies, ça ne m’aurait même pas étonné de voir un van Volkswagen et des volutes de fumées. Déjà que c’est traumatisant de ne pas savoir où poser ses yeux mais en plus ces femmes là, elles étaient pas toutes jeunes. Je suis pas fan des culs mais alors quand ils sont fripés et tombants, ça me donne envie de pleurer. On est allés se changer à l’occidentale, c’est-à-dire avec des techniques de sioux sans montrer un centimètre carré de peau et on est allé aux douches parce que apparemment c’était obligé. On a eu l’espoir que ça soit séparé, privé, intime. Mince espoir anéanti en 2 temps 3 mouvements. Encore plus de chair et de poils. On a presque couru jusqu’à l’ascenseur.

Finalement on a trouvé le vrai sauna, celui où tu vas te faire rôtir dans différentes salles sombres, te faire suer sang et eau, le tout en te disant que c’est bon pour ton organisme même si tu ressembles à rien, rouge comme un homard. Après plusieurs minutes de chaud-froid, on a fini par se poser dans la salle commune où on avait tous la même dégaine, l’air las, fringués comme des sacs. Ouais, c’était comme dans les dramas, c’était chouette, on reviendra ! Enfin, après un joint ou 2, pour se mettre en condition...


 

Le sauna, c'est pas ça. Malheureusement.

mercredi 2 janvier 2013

I like that~ !

Ceci est un article important.

Non, je déconne. J'avais juste envie de faire un récapitulatif de ma vie en 2012, histoire de rire. Ou pas.

En 2012, j'ai : 

- obtenu mon BTS tourisme et je suis devenu guide nationale, ça pète.
- été à Paris pour voir les Super Junior et accessoirement passer la semaine la semaine la plus pourrie bizarre de toute ma vie.
- pris l'avion pendant une dizaine d'heures pour la Corée. Pays où on peut trouver des Mc Do, des pizzas et même des couettes.
- passé 2 semaines de fifou avec ma meilleure amie et 2 autres de semaines de fifou avec une autre bonne amie le tout à Séoul.
- croisé 120 potentiels Homme de Ma Vie (1 par jour oui).
- vu plus de neige en 1 mois que dans toute ma vie.
- débuté une histoire d'amour platonique et à sens unique (le mien).
- appris à faire des macarons.
- assisté à l'enregistrement d'une émission de télé.
- pas fait exprès de rentrer dans un sauna pour hommes.
- critiqué à peu près 90% du temps les gens que j'ai croisé.
- parlé 457465343574583 heures avec Mathilde.
- fait de la patinoire à ciel ouvert sur les trottoirs de Séoul. 
- découvert des saveurs que ça n'aurait pas été grave si j'étais passé à côté.
- commencé à apprendre une langue qui ne ressemble à aucune autre et dont l'alphabet est composé de bâtons dans tous les sens.
...

Bref. J'ai vécu, quoi.

Allez, Bonne Année 2013 ! Quelle soit au moins aussi surprenante que la dernière !



dimanche 23 décembre 2012

Just say that you're envious, I'll give you a pat


Je vous épargnerais bien la phrase bateau du genre « Qu’est-ce qu’il fait froid ici » parce que vous allez me répondre « Bah chez nous aussi, on est en hiver ma cocotte » et j’ai pas envie qu’on m’appelle comme une poule. Mais en même temps, je suis ici pour raconter ma life et le froid, ça en fait partie à 100%.

Un peu de géographie, mes amis. On n’est pas si loin de la Sibérie, donc on subit son vent glacial et ses températures de ouf. Et même en enfilant les couches, je meurs un peu à chaque sortie. Les sorties sont donc très limitées, je vous l’ai déjà dit. Après les musées et les centres commerciaux, que faire pour éviter de se prendre -12° dans la gueule ? Faire le tour d’une ligne de métro sans s’arrêter. J’imagine vos regards interloqués, genre « c’est bon, celle-là, elle est bonne pour la chambre capitonnée, on l’a perdue ». Mais en fait quand on y réfléchit, c’est une très bonne idée. Déjà, t’es assis (si t’es pas assis, je vois pas l’intérêt, tu te fatigues pour rien), tu es au chaud, tu vois passer du monde et tu peux critiquer tout à ton aise. Bon, c’est sûr, on fera pas ça tous les jours mais de temps en temps, quand t’as la flemme de te lever parce que c’est ton arrêt, un petit tour de plus ne fait pas de mal. En plus, les sièges sont chauffés.

En parlant de critiquer, faudrait peut-être que je me calme. Non, je déconne. Même les résolutions du Nouvel An j’y arriverais mieux. C’est juste qu’il faut que je fasse attention et que j’arrête de me dire que personne ne parle français dans ce pays. Un jour, je vais me faire assommer, je vais rien comprendre à la vie. Voyez-vous, la dernière fois, nous étions à la guest house de mon amie mademoiselle Bérénice qui est venu passer Noel se peler le cul avec nous, où nous avions des discussions de filles (certes un peu bizarre) quand tout à coup, nous entendîmes une voix masculine s’élever à côté de nous : « Vous savez ce que c’est le mot de passe pour la Wi-Fi ? ». Le tout en français. J’ai pas osé me retourner, tout ce qu’on avait dit pendant qu’il était là m’est revenu à l’esprit, j’ai cru mourir de honte. Mais au lieu de ça, j’ai rigolé très fort pour masquer mon embarras. Heureusement qu’on n’avait rien dit sur lui. Pour une fois qu'on n'avait pas une langue de pute...

Des endroits pour critiquer et avoir chaud, il en reste un autre. Le bar Fly. Le fameux, l’incontournable, que dis-je, le fantastique bar où tu peux danser toute la nuit (donc tu as chaud) et où tu vois tous les spécimens improbables de Séoul (donc tu critiques). Dernièrement, j’ai eu droit au gros monsieur américain au pull ancestral et au vieil asiatique à la raie au milieu qui sont gentiment venu me tenir compagnie un instant. Par contre les autres avec leurs casquettes et bonnets là, les Hommes de Nos Vies même s’ils le savent toujours pas, ils se contentent de danser eux et ils viennent pas ! Ils doivent avoir trop froid….


vendredi 7 décembre 2012

All the leaves are brown and the sky is grey~


Bonjour tout le monde ! Me voici en direct de la Sibérie de Séoul  où les températures frôlent les -15° et où la neige a pris ses quartiers depuis quelques jours. Je sais, je ferais une bonne Evelyne Dhéliat même si j’ai pas les mêmes jambes hyper flexibles.

J’ai décidé d’écrire car je suis heureuse. Un grand sourire éclaire mon visage et ce n’est pas parce que je suis contractée par le froid et que je ne peux plus sentir ma peau. Non. Je suis habitée d’une joie enfantine de voir la neige tomber et faire un beau manteau blanc partout où je vais. Pourtant c’était pas gagné. Il y a encore quelques mois quand mon professeur de coréen me demandait si j’aimais la neige, je répondais en grimaçant que non, c’est trop froid d’abord. Ouais, c’est froid, puis ça fond vite, ça fait de la boue caca et on doit rester dedans. Mais ça, c’était avant, avant quand j’habitais dans un pays où 2cm de neige paralysaient tout le monde. Ici, rien de comparable. Déjà, la neige elle tombe à gros flocons qu’on dirait du coton. Et puis ça tombe longtemps sans s’arrêter. Et surtout, ça reste au sol ! C’est beauu…

Y’a bien sûr quelques trucs pas cool. Déjà pour marcher, c’est galère. La neige recouvre tout, même les plaques d’égout et les bandes jaunes pour aveugle donc toi tu vois pas et tu retrouves à faire une petite glissade sur une vingtaine de centimètres, les bras en moulinet. Alors pour éviter de te péter le col du fémur, tu marches doucement et c’est pas grave si tu dois mettre 1h pour faire 1km. Mais y’a des gens qui n’ont pas tout compris ou qui ont le goût du risque (ou envie de mourir) et qui courent. Déjà, courir dans la neige, c’est comme courir dans le sable, personne ne peut le faire aussi élégamment que Pamela Anderson. Evidemment, ça entraîne son lot de chute. La plus mémorable restera celle de la fille qui a couru vers sa copine pour faire une boule de neige et qui s’est vautré lamentablement. Elle a du se démonter le coccyx… J’ai ri.

Puis bon, quand il neige sans arrêt, les balades dehors, elles s’écourtent vite. Donc qu’est-ce qu’on fait ? Beh on se rabat dans les endroits chauds comme les centres commerciaux. Le problème ici c’est que les centres commerciaux, ils ressemblent plus aux Galeries Lafayette qu’à Leclerc Blagnac voyez ? Ce sont des étages remplis de boutiques de marques, de Gucci à Adidas en passant par Ladurée et Bean Pole, le tout dans un cadre très contemporain. C’est-à-dire grand, froid et vide. Tout à fait mon élément quoi. Donc j’ai décidé de parfaire ma culture et d’aller dans un autre endroit chaud : les musées ! J’en ai fait 3 en 5 jours, on applaudit, merci.

Le 1er était sur l’histoire des rois et reines, leur mode de vie, la musique, la nourriture, les vêtements, tout ça tout ça. Ca aurait pu être intéressant si les explications en anglais avaient été plus fournies que « Chaussons de Sejong le Grand » ou « Encrier datant de 1459 ».

Le 2nd, j’y ai été alors que c’était limite le blizzard et quand j’ai vu la gueule du bâtiment, je me suis dit c’est bien, j’ai l’ambiance qui va avec. Le Musée de la Guerre, il est monstrueux. Déjà parce qu’il est immense mais aussi parce qu’il te montre avec moult détails les atrocités de la vie en Corée du Moyen-âge avec les invasions barbares jusqu’en 1953 et la fin de la guerre de Corée. Le pire que j’ai vu, je crois, c’est la salle où on te propose de voir comment réagir en cas d’attaque chimique, biologique ou nucléaire. Ca rend pas parano, c’est cool.

Et le dernier, c’est le célèbre National Museum (enfin célèbre si tu aimes l’histoire de l’art). Je pensais garder le meilleur pour la fin, voyez-vous… Le 1er étage, c’était la Préhistoire, inutile de vous dire que je l’ai allègrement sauté. Je me suis donc rendu au 2nd étage parce que sur mon dépliant, y’avait marqué « peintures ». Wouhou, un peu de Monet, Dali ou Magritte ?! Ah non, eux quand ils disent National Museum c’est national, hein. Et puis bon, la peinture sur toile, c’est pas leur truc. Donc bon, j’ai admiré quelques peintures bouddhistes très jolies, des parchemins, 2-3 statues en bois… et là je me suis retrouvé dans la salle des vases en céladon. C’est vrai que c’est beau… Mais franchement, la poterie, c’est pas mon trip. Je préfère encore les regarder à Maisons du Monde, au moins je peux toucher. 

vendredi 23 novembre 2012

And I'm out of my league once again....


Halte aux idées préconçues ! Aujourd’hui, j’ai décidé de faire un article spécial « les coréens ne sont pas ce que vous croyez ».

Idée préconçue n°1 : Ouais, les coréens ils se tiennent pas la main et ils s’embrassent pas en public.

Permettez-moi d’être vulgaire le temps de 3 mots : mon cul ouais ! Des couples qui se tiennent la main, se prennent dans les bras, se font des bisous sur la joue et se susurrent des mots doux, excusez-moi mais j’en croise 50 par jour, ça va aller au bout d’un moment. Ils sont même un peu trop débordants d’affection parfois, ça fait limite drama. Mais je dis peut-être ça parce que je ne suis qu’une vieille aigrie... En ce qui concerne les vrais bisous, le bon palot de base, ils sont pas mal aussi. Surtout en boîte, quand ils sont un peu rond comme des queues de pelle.

Idée préconçue n°2 : Ouais, les asiatiques, ils ont tous une belle peau.

Je ne sais pas pour les autres mais ici, tout le monde n’a pas été gâté par Mère Nature. Bien sûr, il y a une bonne majorité avec une peau saine et éclatante, digne d’une publicité Mixa mais il y a aussi des gens comme vous et moi (ou peut-être que moi) avec des rougeurs par-ci par-là, un vilain bouton mal placé qu’on sait pas d’où il sort et quelques pores dilatés. Et puis il y a les Ravagés. On peut aussi les appeler les esclaves de l’acné. C’est pas que mais heureusement qu’on se fait pas la bise ici… Et par continuité, il y a ceux qui n’ont pas su comment gérer leurs pustules et qui se retrouvent maintenant avec des cratères.

Idée préconçue n°3 : Ouais, les coréens, ils ont trop le sens du style.

Je suis d’accord. Dans une moindre mesure. Je suis tout à fait pour l’originalité du style vestimentaire, vraiment, y’a rien qui me fait plus plaisir (sauf peut-être une tartine de Chavroux) que de voir quelqu’un qui a un peu cherché à sortir du lot. Seulement voilà, souvent ils en font trop. Déjà y’a le coup des claquettes avec les chaussettes que je ne comprendrai JAMAIS. Puis les baskets Nike avec une robe. Mais y’a aussi des pulls aux couleurs non accordées avec des cols genre fraise de Louix XIV. Ou des bonnets à cornes qu’on pose juste sur la tête, sans l’enfoncer sinon ça dénaturerait tout. Y’a aussi les sabots fourrés, les habits fluos… Et puis y’en a qui veulent être VRAIMENT originaux donc ils mélangent tout ça. Et ça pique aux yeux.

Idée préconçue n°4 : Ouais les coréens ils sont tous petits, avec des petits yeux et des cheveux noirs.

Parlons d’abord des filles. Personnellement je suis contente parce que je suis comme elles et franchement ça fait du bien de pas toujours être à côté de filles qui font une tête de plus que toi comme en France. Donc non, elles sont pas petites, elles sont moyennes, c’est tout (dit la naine). Les garçons, eux, sont quand même plutôt grand. Je dirais bien qu’ils sont tous plus grand que moi mais c’est pas difficile… Pour les yeux, bien sûr il y en a qui en n’ont pas (des fentes j’appelle pas ça des yeux) mais il y en a quand même beaucoup avec de grands et jolis yeux, comme par exemple mon Mr Bonnet que j’ai vu encore hier (j’avoue avoir casée cette dernière info pour avouer que je suis amoureuse). Et ne soyez pas mauvaise langue, ils ne se sont pas tous fait opérer pour ça. Quant aux cheveux, on a un camaïeu de brun/châtain très joli. Y’a aussi des blonds, des roux, des violets, des rouges… Ouais c’est pas naturel mais on s’en fout, c’est pas noir au moins.



mercredi 14 novembre 2012

Everything Okey Dokey~


Pas de suspense dans cet article, je vous l’annonce direct : je suis arrivée à participer à une émission télévisée où j’ai vu Block B. Tout le monde lève les bras et crie BIP BIP ! OUAIIIIIIIIIIS !!

Encore une fois, c’était pas gagné.

a)      On n’était pas sûre d’où c’était exactement vu que Google Maps est une bitch et que le Nuritkun Square, connait pas.

b)      Quand on a trouvé, on ne savait pas où se trouvait la file des BBC (fan de Block B). Et devinez quoi ? Personne ne parlait anglais.

c)       Quand on a enfin trouvé la bonne file, on a bien eu peur de ne pas pouvoir rentrer parce qu‘on n’avait pas le papier attestant qu’on est BBC officielles, membres du fancafé (excuuuse).

On a quand même fini par comprendre qu’on devait se mettre dans une file à part, comme des pestiférés et qu’on rentrerait en dernier. « Et vous ne pourrez pas assister à l’event hein ». Mais c’est quoi cet event d’abord ?

C’est là que commença le calvaire. Déjà psychologique, on a beau avoir des numéros inscrits sur le poignet (comme du bétail oui), on sait pas si on va vraiment rentrer pour de vrai vrai, si on va pouvoir rester longtemps, si on va les voir chanter au moins une fois… Bref, des questions sans réponses qui font mal dans le ventre et à la tête aussi. Puis vint le calvaire physique. Je sais pas vous mais ici, les températures ont quelque peu chutées. Oh, on doit juste être aux alentours de 3°C, sans compter le petit vent sibérien… C’est avec les épaules contractées, les orteils pliés, les jambes mortifiées que l’attente a commencé. 1h. Puis 2. Et là enfin on nous fait avancer. Pour mieux nous dire qu’il y a du retard, revenez dans 40mn.

Heureusement pour notre hypothermie avancée, on a pu se réchauffer dans un building d’affaire à côté et boire une canette de chocolat chaud. Oui. Canette. Chocolat. Chaud. Je vous jure, ça existe.

Puis on a fini par se remettre en file indienne impeccable et à attendre de nouveau. Une jambe avec sciatique pour Mathilde, un dos qui fait « ploc » quand je me baisse, on n’est pas sûre de pouvoir rentrer avant d’avoir passé l’arme à gauche. Mais le froid attaque tout le monde, au point qu’une fille devant nous écrive P.O (Pi.O) sur ses mains pours se rendre que c’est à l’envers quand elle les tourne. Et P.O devint OPI…

Buddha est miséricordieux, on a fini par rentrer. Pour de vrai de vrai. Nous. Les 2 boulets. Les porteuses du Mauvais Œil.

1ère chose qui m’a choquée : le plateau. Forcément quand tu vois les émissions pleines de paillettes et de lumières, tu t’imagines que c’est partout pareil. Ben non, le studio, c’’est un hangar tout sombre, avec des projecteurs, des câbles et des caméras dans tous les sens. Et le plateau est tout petit.

Bien sûr, comme on n’est pas fans officielles, on est reléguées tout au fond, avec les échafaudages et les caméras devant nous. Mais on y voit bien quand même. Disons que je ne pourrais pas savoir si y’en a un qui a un bouton ou si un autre a la braguette ouverte mais je vois les yeux, le nez, la bouche, je sais qui est qui, c’est déjà pas mal.

2ème chose qui m’a choquée : les fans. Elles crient et elles s’en foutent si les membres du groupe les regardent bizarrement, elles s’arrachent les cheveux dès qu’il y en a un qui parle ou qui danse, elles s’excitent quand ils parlent, elles hurlent, elles hurlent et elles hurlent. Avoir 15 ans n’excuse rien. C’est la lose, elles me faisaient peur.

L’enregistrement a du durer 1/2h. On a rien compris à ce qu’ils disaient mais le langage corporel est universel, quand ils faisaient des aegyo (faire le mignon quoi) ou qu’ils dansaient, on était bonnes, on captait tout.

On nous a fait ressortir pour mieux nous faire re-rentrer quelques minutes plus tard. C’était jour de chance, les amis, je me suis retrouvé devant la scène sans savoir comment et les Block B sont arrivés après une chanteuse qu’on sait pas qui sait mais elle a les genoux cagneux.

Et LA, ça a été génial. Parce que déjà sur les vidéos, ils sont bons mais en live, ils sont encore meilleurs les Block B. Ils sont à fond, ils donnent tout ce qu’ils ont, c’est trop la foulie. Puis c’est pas pour faire ma collégienne hein mais ils sont 10 000 fois plus beaux en vrai. Ils performent 2 fois et clap de fin. On doit partir…

Analysons maintenant pourquoi je suis contente de cette journée :

1)      On y est allé sans rien attendre et on a quand même réussi.
2)      On a trouvé du premier coup.
3)      On est rentré.
4)      On les a vu.
5)      Ils sont beaux, géniaux, parfaits.
6)      On a gagné un autocollant. 



Exemple d'aegyo avec les Block B



Show Champion de la semaine dernière. Nillili lalala nillili ya nillili mambo !



samedi 10 novembre 2012

I'd be waking up in the morning probably hating myself. And I'd be waking up, feeling satisfied but guilty as hell


Aujourd’hui j’ai décidé d’écrire un article sans thème précis, il servira juste à vous donner de mes nouvelles parce que même si vous ne me le dites pas, je sais, je sens que mes conneries vous manquent. Faut dire aussi que là c’est le déluge et j’ai rien d’autre à faire que d’écrire, vous êtes un peu ma roue de secours.

Je ne sais pas si tout le monde est au courant mais je suis un peu la reine de la gaffe. D’ailleurs si on prend mon nom de famille et qu’on change 3 lettres, on obtient Cindy Lagaffe (comme Gaston, parfaitement). En gros, je raconte des conneries sans m’en rendre compte, je glisse dans des escalators, je trébuche sur des cannes d’aveugle… bref, un vrai clown des temps modernes. Mais j’avoue que cette semaine dans le métro, j’ai fais plus fort que tout ça réuni. Tranquillement assise et entrain de discuter avec mon bras droit Mathilde (vous comprendrez la vanne plus tard), un mec en face éternue, libérant tous ses germes contaminateurs sans faire quoi que ce soit pour les arrêter. Et moi ça m’insupporte. C’est donc irrité que je dis en secouant ma main « Putain mais la main ! LA MAIN ! Ca sert à quelque chose !! ». Ayant libéré ma rage, je repris ma discussion quand soudain, Mathilde m’interrompit avec une phrase hors de propos : « Mais le mec en face il n’a pas de main ». Je regarde et trouve en effet un homme à la main en plastique mais ne vois pas le rapport. « C’est le mec qui a éternué tout à l’heure. Quand t’as secoué ta main… ».

Je vous laisse rigoler... 

Ca y est, c’est bon ? Bien, maintenant, analysons la situation. Combien y avait-il de chance pour que cet homme éternue, que je secoue ma main devant lui et qu’il se trouve que la sienne était en plastique ? Très peu, hein ? Fallait juste que ça tombe sur moi.

Sinon le week-end dernier, j’ai été à la montagne, grimper quelques centaines de mètres avec des milliers d’escaliers et de rochers glissants pour aller admirer la vue. Quand on y pense quand même, monter, faire autant d’effort, suer sang et eau  pour redescendre quelques minutes plus tard… L’Homme a de drôle de loisirs et moi je le suis bêtement. Tout ça pour dire que j’ai eu des courbatures toute la semaine. Mais pas au dos ni aux cuisses, non, non, juste aux mollets. J’avais l’impression d’avoir 2 morceaux de marbre à la place. Et ne parlons même pas des escaliers, je pleurais presque d’effroi à leur seule vue. Maintenant, ça va mieux, merci de demander. Mais sans doute parce que ça devait me manquer, hier j’ai été (sans le vouloir) me perdre dans un bois en pente, descendant presque en rappel, accrochée à des branches pour ne pas faire un rouler-bouler et me trépaner. Y’aurait eu personne pour venir me chercher, ça aurait été une mort à la con.

Mais bon à la base, on ne voulait pas du tout se prendre pour Georges de la Jungle, on était censé faire un tour pour aller voir les temples bouddhistes et quelques chamanes. J’aurais bien aimé qu’ils me tournent autour en agitant leurs grelots et grigris pour m’enlever le Mauvais Œil. Mais y’a un vieux qui a voulu se prendre pour un guide et qui nous a dit de passer par là puis par là et donc voilà où on a atterri : dans les bois, à l’abri des regards, coupées du monde. Merci, monsieur. Merci aussi au vigile du Building 63 qui nous a pas laissé faire notre tour tranquillement la dernière fois. « Ticket counter ! Ticket counter ! » Mais ta gueule avec ton ticket counter ! On veut juste faire le tour de la galerie commerçante, me dis pas qu’il faut prendre un ticket pour ça aussi ?! Et comme rajouterait Gad Elmaleh : Rrrrrrooooooo !!

Et sans transition, je vous quitte, je vais me faire un Nesquick.




vendredi 2 novembre 2012

We got say LOLOLOLOLOLOLOLOL


En fait, tout a vraiment commencé le 2ème jour où nous sommes arrivées à Séoul. Avoir la poisse avec tout ce qui est relatif à la K-Pop je veux dire…

Ce jour-là, il y avait un fan sign avec Eunhyuk, Yesung, Sungmin et Ryewook (Super Junior). Même avec très peu d’info, on a quand même trouvé le bon endroit, ce qu’on peut considérer comme très honorable sachant que nous ne connaissions pas encore cette ville. Armées d’un cd fraîchement acheté, on s’est approché de la foule déjà présente… pour se rendre compte que si on voulait les approcher plus près que les cordons de sécurité, il nous faudrait un ticket. Un ticket d’où, de comment, de pourquoi, je ne sais pas mais en tout cas on les a vu de loin. Voilà.

Ensuite, on a continué avec Sukira (la radio où Sungmin et Ryewook sont DJ). Après s’être trompé de bâtiment (on préfère les annexes nous), on a fini par trouver le complexe qu’est KBS où on s’est à moitié perdue. Pourquoi, pourquoi, POURQUOI ?!, nous sommes nous dit, repris en cœur par un coréen qui n’a pas du comprendre mais a voulu nous copier. Enfin, on est arrivé, on est entré, on a vu passer des mecs magnifiques avant de réaliser que c’était les FT Island et on s’est faite avoir parce qu’on n'a pas couru pour aller les voir devant le studio. On court pas nous.

Puis il y a eu le concert Super Junior & Cie à Gangnam. Là, on a trouvé du premier coup ! C’est un concert gratuit, y’a plein de gens qui y vont, on entend des morceaux des groupes de la SM, c’est bon, on va les voir ! Ah pour les voir, on les a vu ! Et même très bien. Sur un écran géant. Beh ouais, il nous manquait le bracelet. Un bracelet en papier rose. Ne me demandez pas d'où ils l'ont sorti, je suis fatiguée de réfléchir. 

Comme je vous l’ai raconté, nous avons aussi voulu voir le concert anniversaire des Super Junior. Nous avons donc mis 2h à tourner dans l’université, souffrir des pieds, monter des côtes à 90% pour finalement ne pas avoir le droit de rentrer parce qu’il y avait déjà trop de monde.

Arrivé là, vous devez vous dire qu’avoir la poisse comme ça, c’est pas possible, ça va passer, elles vont y arriver, la roue va tourner. Mais non, je crois qu’elle est voilée la roue là…

Avec le come-back des Block B, on s’est dit qu’on aurait plus de chance d’ENFIN les voir. On aurait bien voulu aller se faire enregistrer pour l’émission Music Bank du samedi mais on était trop occupée à aller se faire chier à Hongdae et dépérir devant le Bar Fly où toutes les américaines étaient déguisées en sorcière pourrie pour la soirée Halloween.

Ayant mis la main sur l'emploi du temps des Block B, j’appris avec ravissement qu’il y aurait un petit concert. J’avais l’heure, l’endroit exact, c’était bon, je m’y voyais déjà, agitant mes bras sur Nillili Mambo et envoyant des bisous imaginaires à chaque membre *hiiiiiiiiiiiiiiiiiii*. C’est quand on est sorti du métro qu’on a compris l’horreur. On était en plein dans un quartier d’affaire avec des rues quadrillées et une carte impossible à comprendre. Après une petite marche rafraîchissante, toutes excitées, on a vu le bâtiment ! Mais pas de scène. Ni de groupies. Et encore moins de Block B. Et là, j’ai pensé très très fort à Mozinor (si tu connais pas, je ne peux plus rien pour toi) : « Mais où est-ce qu’ils sont passés les mecs ? Y’a plus personne ! Y’a eu un virus ou quoi ?! Mais c’est quoi ce dimanche après-midi pourri, vous vous êtes tous mis d’accord pour me mettre la rage ?! ». On a eu beau gueuler comme des veaux que la vie était injuste, qu’on n’avait pas assez d’info, que Séoul n’a pas assez de panneaux, rien n’y a fait. On l’a eu dans le cul, vulgairement parlant.

Mais le plus drôle quand même, c’est qu’hier, on était à Hongdae pour shoppinguer. Et j’ai appris plus tard qu’au même moment, Block B y était aussi.

LOL.

Enfin… La vie continue. Mais ne ma parlez plus DE CETTE HISTOIRE !!


Oui, coucou Block B...

lundi 22 octobre 2012

It's so cold, it's so cold here without her


Ca y est les amis, l’été a plié bagages. Ca fait au moins un mois certes mais je n’ai remarqué son absence qu’il y a peu.

Il faut dire que ça nous est tombé dessus d’un coup, sans qu’on y comprenne rien. Comme ça là, du jour au lendemain, faut renfiler le manteau le soir. Le vent est devenu de plus en plus frais, on sentait dans l’air cette odeur moisie de l’automne qui arrive à grand pas.

Moi l’automne, ça me met toujours le moral au 36ème dessous. Qui dit automne dit arbres qui étendent leurs bras morts vers un ciel bleu pâle presque blanc, oiseaux partis vers des cieux plus cléments, vent froid qui transperce les os et fait couler le mascara et, pire que tout, dit pluie comme vache qui pisse. Et l’hiver qui arrive de suite après pour rajouter sa couche verglacée. En clair, on a un temps de merde 6 mois par an, 180 jours de pelage de noix, si vous me passez l’expression.

Bizarrement ici, je commençais presque à aimer cette saison. Je regardais avec amour les feuilles devenir orange puis rouge, les vitrines se parer de décorations d’Halloween et les vêtements passer de couleurs pastel à jaune moutarde, rouge vigne et vert caca d’oie (je rigole pour la dernière partie, hein). Mais ça, c’était avant la nuit où j’ai cru faire une hypothermie dans mon lit.

Quand on est arrivé dans notre chambre il y a 2 mois, je me suis étonnée de ne pas voir de couette. Il fallut donc payer une caution pour avoir une ridicule couverture polaire chacune. D’ailleurs c’est pas une couverture, c’est un plaid. Au début, je m’en foutais, on était à la fin de la mousson, j’avais toujours chaud, la clim était ma meilleure amie. Mais 2 mois plus tard, c’est avec le chauffage que je voulais devenir meilleure pote. Or, économie d’énergie ou simple connerie, même avec 8° dehors, le chauffage, ils ne l’enclenchaient toujours pas.

La solution de fortune était d’enfiler les couches. Je passais donc un sweat sur mon pyjama Bob L’Eponge, pensant que ça suffirait et puis de toute façon j’aime pas avoir plein de vêtements, tu ressembles à Bibendum et puis quand tu tournes dans le lit, ça fait des plis et des bosses et tu te réveilles avec le corps comme balafré. Bref, je m’endormis paisiblement cette nuit-là… Jusqu’à ce qu’un froid mordant me réveille. J’ai rarement eu aussi froid dans un lit de toute ma vie. C’était comme si j’étais à poil dehors par un jour de température négative. Enfin, je suppose, j’ai jamais testé. J’ai fini la nuit comme un fœtus courbaturé.

La nuit d’après, j’ai pas fait la même connerie, j’ai enfilé un pull en laine en plus du t-shirt et du sweat. Et j’ai sorti les chaussettes en laine qui montent jusqu’aux genoux, j’avais prévu le coup quand j’ai fait ma valise. C’était pour cet hiver mais c’est pas grave, on va pas chipoter. Depuis, ils ont mis le chauffage, Dieu soit en location.

Dehors par contre, c’est un autre problème. Le blouson et l’écharpe ne sont plus une option désormais. Enfin, pour nous. Non parce qu’il y a encore des fous qui se trimbalent la gorge à l’air et les jambes nues. Vous ferez moins les malins avec le thermomètre dans le cul et obligés de boire un litre de Smecta, ça je vous le dis.

Le seul truc positif que je vois à ce temps dégoûtant, c’est que les motifs jacquard et les bonnets à pompons sont quand même trop mignons. Je suis contente, je vais pouvoir les inaugurer demain. Il fait 4°...




La doudoune, c'est bien. Eunhyuk, c'est mieux.