mardi 8 janvier 2013

You may think it's too crazy


Je sais que j’aurais du écrire cet article depuis au moins une semaine mais figurez-vous que j’étais occupée à cracher mes poumons comme une tuberculeuse. Maintenant que j’ai repris mon souffle, je m’en vais vous raconter les aventures du sauna.

Tout a commencé le 1er janvier, pour bien démarrer l’année. Pour récupérer de la folle nuit de la veille, Bérénice, Mathilde et moi-même décidons de nous rendre dans un sauna. Je vous épargnerai les détails, avec une adresse pourrie comme ça, on risquait pas de le trouver. Une bonne idée me vint à l’esprit : «J’ai vu un petit sauna à côté de l’auberge de Bérénice, au pire on va là ». Toute fière, je retrouve l’endroit et nous suivons un groupe de jeunes hommes qui, comme par hasard, va lui aussi au sauna. Je descends, vois le groupe entrain de s’enlever les chaussures et un vieux me crier : « OH !! ». Moi « Quoi OH ?! », genre il a un problème papy, il veut qu’on s’explique ?! Et un mec de me dire que c’est qu’un sauna pour hommes. Ah oui, d’où le OH courroucé…

Quelques jours plus tard, on retente l’expérience, on trouve du premier coup, c’est un sauna mixte, c’est parti pour l’aventuure ! 1ère étape, récupérer les « costumes » composés de bermudas et de t-shirts informes couleur gris délavé. Ensuite, mettre ses chaussures dans un casier et direction les ascenseurs pour femmes seulement. On arrive à notre étage, on sort et là, c’est le drame. Des femmes à poil partout. On n’est même pas aux douches mais elles se trimbalent toutes nues comme des vers, avec une mini serviette autour du cou, comme si ça servait à quelque chose. Je me suis cru un moment chez les hippies, ça ne m’aurait même pas étonné de voir un van Volkswagen et des volutes de fumées. Déjà que c’est traumatisant de ne pas savoir où poser ses yeux mais en plus ces femmes là, elles étaient pas toutes jeunes. Je suis pas fan des culs mais alors quand ils sont fripés et tombants, ça me donne envie de pleurer. On est allés se changer à l’occidentale, c’est-à-dire avec des techniques de sioux sans montrer un centimètre carré de peau et on est allé aux douches parce que apparemment c’était obligé. On a eu l’espoir que ça soit séparé, privé, intime. Mince espoir anéanti en 2 temps 3 mouvements. Encore plus de chair et de poils. On a presque couru jusqu’à l’ascenseur.

Finalement on a trouvé le vrai sauna, celui où tu vas te faire rôtir dans différentes salles sombres, te faire suer sang et eau, le tout en te disant que c’est bon pour ton organisme même si tu ressembles à rien, rouge comme un homard. Après plusieurs minutes de chaud-froid, on a fini par se poser dans la salle commune où on avait tous la même dégaine, l’air las, fringués comme des sacs. Ouais, c’était comme dans les dramas, c’était chouette, on reviendra ! Enfin, après un joint ou 2, pour se mettre en condition...


 

Le sauna, c'est pas ça. Malheureusement.

mercredi 2 janvier 2013

I like that~ !

Ceci est un article important.

Non, je déconne. J'avais juste envie de faire un récapitulatif de ma vie en 2012, histoire de rire. Ou pas.

En 2012, j'ai : 

- obtenu mon BTS tourisme et je suis devenu guide nationale, ça pète.
- été à Paris pour voir les Super Junior et accessoirement passer la semaine la semaine la plus pourrie bizarre de toute ma vie.
- pris l'avion pendant une dizaine d'heures pour la Corée. Pays où on peut trouver des Mc Do, des pizzas et même des couettes.
- passé 2 semaines de fifou avec ma meilleure amie et 2 autres de semaines de fifou avec une autre bonne amie le tout à Séoul.
- croisé 120 potentiels Homme de Ma Vie (1 par jour oui).
- vu plus de neige en 1 mois que dans toute ma vie.
- débuté une histoire d'amour platonique et à sens unique (le mien).
- appris à faire des macarons.
- assisté à l'enregistrement d'une émission de télé.
- pas fait exprès de rentrer dans un sauna pour hommes.
- critiqué à peu près 90% du temps les gens que j'ai croisé.
- parlé 457465343574583 heures avec Mathilde.
- fait de la patinoire à ciel ouvert sur les trottoirs de Séoul. 
- découvert des saveurs que ça n'aurait pas été grave si j'étais passé à côté.
- commencé à apprendre une langue qui ne ressemble à aucune autre et dont l'alphabet est composé de bâtons dans tous les sens.
...

Bref. J'ai vécu, quoi.

Allez, Bonne Année 2013 ! Quelle soit au moins aussi surprenante que la dernière !



dimanche 23 décembre 2012

Just say that you're envious, I'll give you a pat


Je vous épargnerais bien la phrase bateau du genre « Qu’est-ce qu’il fait froid ici » parce que vous allez me répondre « Bah chez nous aussi, on est en hiver ma cocotte » et j’ai pas envie qu’on m’appelle comme une poule. Mais en même temps, je suis ici pour raconter ma life et le froid, ça en fait partie à 100%.

Un peu de géographie, mes amis. On n’est pas si loin de la Sibérie, donc on subit son vent glacial et ses températures de ouf. Et même en enfilant les couches, je meurs un peu à chaque sortie. Les sorties sont donc très limitées, je vous l’ai déjà dit. Après les musées et les centres commerciaux, que faire pour éviter de se prendre -12° dans la gueule ? Faire le tour d’une ligne de métro sans s’arrêter. J’imagine vos regards interloqués, genre « c’est bon, celle-là, elle est bonne pour la chambre capitonnée, on l’a perdue ». Mais en fait quand on y réfléchit, c’est une très bonne idée. Déjà, t’es assis (si t’es pas assis, je vois pas l’intérêt, tu te fatigues pour rien), tu es au chaud, tu vois passer du monde et tu peux critiquer tout à ton aise. Bon, c’est sûr, on fera pas ça tous les jours mais de temps en temps, quand t’as la flemme de te lever parce que c’est ton arrêt, un petit tour de plus ne fait pas de mal. En plus, les sièges sont chauffés.

En parlant de critiquer, faudrait peut-être que je me calme. Non, je déconne. Même les résolutions du Nouvel An j’y arriverais mieux. C’est juste qu’il faut que je fasse attention et que j’arrête de me dire que personne ne parle français dans ce pays. Un jour, je vais me faire assommer, je vais rien comprendre à la vie. Voyez-vous, la dernière fois, nous étions à la guest house de mon amie mademoiselle Bérénice qui est venu passer Noel se peler le cul avec nous, où nous avions des discussions de filles (certes un peu bizarre) quand tout à coup, nous entendîmes une voix masculine s’élever à côté de nous : « Vous savez ce que c’est le mot de passe pour la Wi-Fi ? ». Le tout en français. J’ai pas osé me retourner, tout ce qu’on avait dit pendant qu’il était là m’est revenu à l’esprit, j’ai cru mourir de honte. Mais au lieu de ça, j’ai rigolé très fort pour masquer mon embarras. Heureusement qu’on n’avait rien dit sur lui. Pour une fois qu'on n'avait pas une langue de pute...

Des endroits pour critiquer et avoir chaud, il en reste un autre. Le bar Fly. Le fameux, l’incontournable, que dis-je, le fantastique bar où tu peux danser toute la nuit (donc tu as chaud) et où tu vois tous les spécimens improbables de Séoul (donc tu critiques). Dernièrement, j’ai eu droit au gros monsieur américain au pull ancestral et au vieil asiatique à la raie au milieu qui sont gentiment venu me tenir compagnie un instant. Par contre les autres avec leurs casquettes et bonnets là, les Hommes de Nos Vies même s’ils le savent toujours pas, ils se contentent de danser eux et ils viennent pas ! Ils doivent avoir trop froid….


vendredi 7 décembre 2012

All the leaves are brown and the sky is grey~


Bonjour tout le monde ! Me voici en direct de la Sibérie de Séoul  où les températures frôlent les -15° et où la neige a pris ses quartiers depuis quelques jours. Je sais, je ferais une bonne Evelyne Dhéliat même si j’ai pas les mêmes jambes hyper flexibles.

J’ai décidé d’écrire car je suis heureuse. Un grand sourire éclaire mon visage et ce n’est pas parce que je suis contractée par le froid et que je ne peux plus sentir ma peau. Non. Je suis habitée d’une joie enfantine de voir la neige tomber et faire un beau manteau blanc partout où je vais. Pourtant c’était pas gagné. Il y a encore quelques mois quand mon professeur de coréen me demandait si j’aimais la neige, je répondais en grimaçant que non, c’est trop froid d’abord. Ouais, c’est froid, puis ça fond vite, ça fait de la boue caca et on doit rester dedans. Mais ça, c’était avant, avant quand j’habitais dans un pays où 2cm de neige paralysaient tout le monde. Ici, rien de comparable. Déjà, la neige elle tombe à gros flocons qu’on dirait du coton. Et puis ça tombe longtemps sans s’arrêter. Et surtout, ça reste au sol ! C’est beauu…

Y’a bien sûr quelques trucs pas cool. Déjà pour marcher, c’est galère. La neige recouvre tout, même les plaques d’égout et les bandes jaunes pour aveugle donc toi tu vois pas et tu retrouves à faire une petite glissade sur une vingtaine de centimètres, les bras en moulinet. Alors pour éviter de te péter le col du fémur, tu marches doucement et c’est pas grave si tu dois mettre 1h pour faire 1km. Mais y’a des gens qui n’ont pas tout compris ou qui ont le goût du risque (ou envie de mourir) et qui courent. Déjà, courir dans la neige, c’est comme courir dans le sable, personne ne peut le faire aussi élégamment que Pamela Anderson. Evidemment, ça entraîne son lot de chute. La plus mémorable restera celle de la fille qui a couru vers sa copine pour faire une boule de neige et qui s’est vautré lamentablement. Elle a du se démonter le coccyx… J’ai ri.

Puis bon, quand il neige sans arrêt, les balades dehors, elles s’écourtent vite. Donc qu’est-ce qu’on fait ? Beh on se rabat dans les endroits chauds comme les centres commerciaux. Le problème ici c’est que les centres commerciaux, ils ressemblent plus aux Galeries Lafayette qu’à Leclerc Blagnac voyez ? Ce sont des étages remplis de boutiques de marques, de Gucci à Adidas en passant par Ladurée et Bean Pole, le tout dans un cadre très contemporain. C’est-à-dire grand, froid et vide. Tout à fait mon élément quoi. Donc j’ai décidé de parfaire ma culture et d’aller dans un autre endroit chaud : les musées ! J’en ai fait 3 en 5 jours, on applaudit, merci.

Le 1er était sur l’histoire des rois et reines, leur mode de vie, la musique, la nourriture, les vêtements, tout ça tout ça. Ca aurait pu être intéressant si les explications en anglais avaient été plus fournies que « Chaussons de Sejong le Grand » ou « Encrier datant de 1459 ».

Le 2nd, j’y ai été alors que c’était limite le blizzard et quand j’ai vu la gueule du bâtiment, je me suis dit c’est bien, j’ai l’ambiance qui va avec. Le Musée de la Guerre, il est monstrueux. Déjà parce qu’il est immense mais aussi parce qu’il te montre avec moult détails les atrocités de la vie en Corée du Moyen-âge avec les invasions barbares jusqu’en 1953 et la fin de la guerre de Corée. Le pire que j’ai vu, je crois, c’est la salle où on te propose de voir comment réagir en cas d’attaque chimique, biologique ou nucléaire. Ca rend pas parano, c’est cool.

Et le dernier, c’est le célèbre National Museum (enfin célèbre si tu aimes l’histoire de l’art). Je pensais garder le meilleur pour la fin, voyez-vous… Le 1er étage, c’était la Préhistoire, inutile de vous dire que je l’ai allègrement sauté. Je me suis donc rendu au 2nd étage parce que sur mon dépliant, y’avait marqué « peintures ». Wouhou, un peu de Monet, Dali ou Magritte ?! Ah non, eux quand ils disent National Museum c’est national, hein. Et puis bon, la peinture sur toile, c’est pas leur truc. Donc bon, j’ai admiré quelques peintures bouddhistes très jolies, des parchemins, 2-3 statues en bois… et là je me suis retrouvé dans la salle des vases en céladon. C’est vrai que c’est beau… Mais franchement, la poterie, c’est pas mon trip. Je préfère encore les regarder à Maisons du Monde, au moins je peux toucher. 

vendredi 23 novembre 2012

And I'm out of my league once again....


Halte aux idées préconçues ! Aujourd’hui, j’ai décidé de faire un article spécial « les coréens ne sont pas ce que vous croyez ».

Idée préconçue n°1 : Ouais, les coréens ils se tiennent pas la main et ils s’embrassent pas en public.

Permettez-moi d’être vulgaire le temps de 3 mots : mon cul ouais ! Des couples qui se tiennent la main, se prennent dans les bras, se font des bisous sur la joue et se susurrent des mots doux, excusez-moi mais j’en croise 50 par jour, ça va aller au bout d’un moment. Ils sont même un peu trop débordants d’affection parfois, ça fait limite drama. Mais je dis peut-être ça parce que je ne suis qu’une vieille aigrie... En ce qui concerne les vrais bisous, le bon palot de base, ils sont pas mal aussi. Surtout en boîte, quand ils sont un peu rond comme des queues de pelle.

Idée préconçue n°2 : Ouais, les asiatiques, ils ont tous une belle peau.

Je ne sais pas pour les autres mais ici, tout le monde n’a pas été gâté par Mère Nature. Bien sûr, il y a une bonne majorité avec une peau saine et éclatante, digne d’une publicité Mixa mais il y a aussi des gens comme vous et moi (ou peut-être que moi) avec des rougeurs par-ci par-là, un vilain bouton mal placé qu’on sait pas d’où il sort et quelques pores dilatés. Et puis il y a les Ravagés. On peut aussi les appeler les esclaves de l’acné. C’est pas que mais heureusement qu’on se fait pas la bise ici… Et par continuité, il y a ceux qui n’ont pas su comment gérer leurs pustules et qui se retrouvent maintenant avec des cratères.

Idée préconçue n°3 : Ouais, les coréens, ils ont trop le sens du style.

Je suis d’accord. Dans une moindre mesure. Je suis tout à fait pour l’originalité du style vestimentaire, vraiment, y’a rien qui me fait plus plaisir (sauf peut-être une tartine de Chavroux) que de voir quelqu’un qui a un peu cherché à sortir du lot. Seulement voilà, souvent ils en font trop. Déjà y’a le coup des claquettes avec les chaussettes que je ne comprendrai JAMAIS. Puis les baskets Nike avec une robe. Mais y’a aussi des pulls aux couleurs non accordées avec des cols genre fraise de Louix XIV. Ou des bonnets à cornes qu’on pose juste sur la tête, sans l’enfoncer sinon ça dénaturerait tout. Y’a aussi les sabots fourrés, les habits fluos… Et puis y’en a qui veulent être VRAIMENT originaux donc ils mélangent tout ça. Et ça pique aux yeux.

Idée préconçue n°4 : Ouais les coréens ils sont tous petits, avec des petits yeux et des cheveux noirs.

Parlons d’abord des filles. Personnellement je suis contente parce que je suis comme elles et franchement ça fait du bien de pas toujours être à côté de filles qui font une tête de plus que toi comme en France. Donc non, elles sont pas petites, elles sont moyennes, c’est tout (dit la naine). Les garçons, eux, sont quand même plutôt grand. Je dirais bien qu’ils sont tous plus grand que moi mais c’est pas difficile… Pour les yeux, bien sûr il y en a qui en n’ont pas (des fentes j’appelle pas ça des yeux) mais il y en a quand même beaucoup avec de grands et jolis yeux, comme par exemple mon Mr Bonnet que j’ai vu encore hier (j’avoue avoir casée cette dernière info pour avouer que je suis amoureuse). Et ne soyez pas mauvaise langue, ils ne se sont pas tous fait opérer pour ça. Quant aux cheveux, on a un camaïeu de brun/châtain très joli. Y’a aussi des blonds, des roux, des violets, des rouges… Ouais c’est pas naturel mais on s’en fout, c’est pas noir au moins.



mercredi 14 novembre 2012

Everything Okey Dokey~


Pas de suspense dans cet article, je vous l’annonce direct : je suis arrivée à participer à une émission télévisée où j’ai vu Block B. Tout le monde lève les bras et crie BIP BIP ! OUAIIIIIIIIIIS !!

Encore une fois, c’était pas gagné.

a)      On n’était pas sûre d’où c’était exactement vu que Google Maps est une bitch et que le Nuritkun Square, connait pas.

b)      Quand on a trouvé, on ne savait pas où se trouvait la file des BBC (fan de Block B). Et devinez quoi ? Personne ne parlait anglais.

c)       Quand on a enfin trouvé la bonne file, on a bien eu peur de ne pas pouvoir rentrer parce qu‘on n’avait pas le papier attestant qu’on est BBC officielles, membres du fancafé (excuuuse).

On a quand même fini par comprendre qu’on devait se mettre dans une file à part, comme des pestiférés et qu’on rentrerait en dernier. « Et vous ne pourrez pas assister à l’event hein ». Mais c’est quoi cet event d’abord ?

C’est là que commença le calvaire. Déjà psychologique, on a beau avoir des numéros inscrits sur le poignet (comme du bétail oui), on sait pas si on va vraiment rentrer pour de vrai vrai, si on va pouvoir rester longtemps, si on va les voir chanter au moins une fois… Bref, des questions sans réponses qui font mal dans le ventre et à la tête aussi. Puis vint le calvaire physique. Je sais pas vous mais ici, les températures ont quelque peu chutées. Oh, on doit juste être aux alentours de 3°C, sans compter le petit vent sibérien… C’est avec les épaules contractées, les orteils pliés, les jambes mortifiées que l’attente a commencé. 1h. Puis 2. Et là enfin on nous fait avancer. Pour mieux nous dire qu’il y a du retard, revenez dans 40mn.

Heureusement pour notre hypothermie avancée, on a pu se réchauffer dans un building d’affaire à côté et boire une canette de chocolat chaud. Oui. Canette. Chocolat. Chaud. Je vous jure, ça existe.

Puis on a fini par se remettre en file indienne impeccable et à attendre de nouveau. Une jambe avec sciatique pour Mathilde, un dos qui fait « ploc » quand je me baisse, on n’est pas sûre de pouvoir rentrer avant d’avoir passé l’arme à gauche. Mais le froid attaque tout le monde, au point qu’une fille devant nous écrive P.O (Pi.O) sur ses mains pours se rendre que c’est à l’envers quand elle les tourne. Et P.O devint OPI…

Buddha est miséricordieux, on a fini par rentrer. Pour de vrai de vrai. Nous. Les 2 boulets. Les porteuses du Mauvais Œil.

1ère chose qui m’a choquée : le plateau. Forcément quand tu vois les émissions pleines de paillettes et de lumières, tu t’imagines que c’est partout pareil. Ben non, le studio, c’’est un hangar tout sombre, avec des projecteurs, des câbles et des caméras dans tous les sens. Et le plateau est tout petit.

Bien sûr, comme on n’est pas fans officielles, on est reléguées tout au fond, avec les échafaudages et les caméras devant nous. Mais on y voit bien quand même. Disons que je ne pourrais pas savoir si y’en a un qui a un bouton ou si un autre a la braguette ouverte mais je vois les yeux, le nez, la bouche, je sais qui est qui, c’est déjà pas mal.

2ème chose qui m’a choquée : les fans. Elles crient et elles s’en foutent si les membres du groupe les regardent bizarrement, elles s’arrachent les cheveux dès qu’il y en a un qui parle ou qui danse, elles s’excitent quand ils parlent, elles hurlent, elles hurlent et elles hurlent. Avoir 15 ans n’excuse rien. C’est la lose, elles me faisaient peur.

L’enregistrement a du durer 1/2h. On a rien compris à ce qu’ils disaient mais le langage corporel est universel, quand ils faisaient des aegyo (faire le mignon quoi) ou qu’ils dansaient, on était bonnes, on captait tout.

On nous a fait ressortir pour mieux nous faire re-rentrer quelques minutes plus tard. C’était jour de chance, les amis, je me suis retrouvé devant la scène sans savoir comment et les Block B sont arrivés après une chanteuse qu’on sait pas qui sait mais elle a les genoux cagneux.

Et LA, ça a été génial. Parce que déjà sur les vidéos, ils sont bons mais en live, ils sont encore meilleurs les Block B. Ils sont à fond, ils donnent tout ce qu’ils ont, c’est trop la foulie. Puis c’est pas pour faire ma collégienne hein mais ils sont 10 000 fois plus beaux en vrai. Ils performent 2 fois et clap de fin. On doit partir…

Analysons maintenant pourquoi je suis contente de cette journée :

1)      On y est allé sans rien attendre et on a quand même réussi.
2)      On a trouvé du premier coup.
3)      On est rentré.
4)      On les a vu.
5)      Ils sont beaux, géniaux, parfaits.
6)      On a gagné un autocollant. 



Exemple d'aegyo avec les Block B



Show Champion de la semaine dernière. Nillili lalala nillili ya nillili mambo !



samedi 10 novembre 2012

I'd be waking up in the morning probably hating myself. And I'd be waking up, feeling satisfied but guilty as hell


Aujourd’hui j’ai décidé d’écrire un article sans thème précis, il servira juste à vous donner de mes nouvelles parce que même si vous ne me le dites pas, je sais, je sens que mes conneries vous manquent. Faut dire aussi que là c’est le déluge et j’ai rien d’autre à faire que d’écrire, vous êtes un peu ma roue de secours.

Je ne sais pas si tout le monde est au courant mais je suis un peu la reine de la gaffe. D’ailleurs si on prend mon nom de famille et qu’on change 3 lettres, on obtient Cindy Lagaffe (comme Gaston, parfaitement). En gros, je raconte des conneries sans m’en rendre compte, je glisse dans des escalators, je trébuche sur des cannes d’aveugle… bref, un vrai clown des temps modernes. Mais j’avoue que cette semaine dans le métro, j’ai fais plus fort que tout ça réuni. Tranquillement assise et entrain de discuter avec mon bras droit Mathilde (vous comprendrez la vanne plus tard), un mec en face éternue, libérant tous ses germes contaminateurs sans faire quoi que ce soit pour les arrêter. Et moi ça m’insupporte. C’est donc irrité que je dis en secouant ma main « Putain mais la main ! LA MAIN ! Ca sert à quelque chose !! ». Ayant libéré ma rage, je repris ma discussion quand soudain, Mathilde m’interrompit avec une phrase hors de propos : « Mais le mec en face il n’a pas de main ». Je regarde et trouve en effet un homme à la main en plastique mais ne vois pas le rapport. « C’est le mec qui a éternué tout à l’heure. Quand t’as secoué ta main… ».

Je vous laisse rigoler... 

Ca y est, c’est bon ? Bien, maintenant, analysons la situation. Combien y avait-il de chance pour que cet homme éternue, que je secoue ma main devant lui et qu’il se trouve que la sienne était en plastique ? Très peu, hein ? Fallait juste que ça tombe sur moi.

Sinon le week-end dernier, j’ai été à la montagne, grimper quelques centaines de mètres avec des milliers d’escaliers et de rochers glissants pour aller admirer la vue. Quand on y pense quand même, monter, faire autant d’effort, suer sang et eau  pour redescendre quelques minutes plus tard… L’Homme a de drôle de loisirs et moi je le suis bêtement. Tout ça pour dire que j’ai eu des courbatures toute la semaine. Mais pas au dos ni aux cuisses, non, non, juste aux mollets. J’avais l’impression d’avoir 2 morceaux de marbre à la place. Et ne parlons même pas des escaliers, je pleurais presque d’effroi à leur seule vue. Maintenant, ça va mieux, merci de demander. Mais sans doute parce que ça devait me manquer, hier j’ai été (sans le vouloir) me perdre dans un bois en pente, descendant presque en rappel, accrochée à des branches pour ne pas faire un rouler-bouler et me trépaner. Y’aurait eu personne pour venir me chercher, ça aurait été une mort à la con.

Mais bon à la base, on ne voulait pas du tout se prendre pour Georges de la Jungle, on était censé faire un tour pour aller voir les temples bouddhistes et quelques chamanes. J’aurais bien aimé qu’ils me tournent autour en agitant leurs grelots et grigris pour m’enlever le Mauvais Œil. Mais y’a un vieux qui a voulu se prendre pour un guide et qui nous a dit de passer par là puis par là et donc voilà où on a atterri : dans les bois, à l’abri des regards, coupées du monde. Merci, monsieur. Merci aussi au vigile du Building 63 qui nous a pas laissé faire notre tour tranquillement la dernière fois. « Ticket counter ! Ticket counter ! » Mais ta gueule avec ton ticket counter ! On veut juste faire le tour de la galerie commerçante, me dis pas qu’il faut prendre un ticket pour ça aussi ?! Et comme rajouterait Gad Elmaleh : Rrrrrrooooooo !!

Et sans transition, je vous quitte, je vais me faire un Nesquick.